14 mai 1948, création de l’Etat d’Israël : la grande catastrophe pour le
peuple palestinien
Par Comité Action Palestine 3/3
...Suite et fin :
Confronté à une série d’échecs successifs, l’Etat
israélien perçoit plus ou moins confusément sa fin prochaine, sa descente aux
enfers, et cherche dans des tentatives désespérées de retrouver une puissance à
jamais disparue. Il affame la population de Gaza, il
intensifie la colonisation en Cisjordanie et à al-Quds, il
emprisonne par milliers les militants palestiniens, il opère des incursions
meurtrières et assassine les responsables de la résistance, il adopte chaque
jour de nouvelles lois racistes pour étouffer la mobilisatio des Palestiniens
de 48.
Restaurer une puissance évanouie et donner des
gages de radicalisme fascisant à une société coloniale qui réclame toujours
plus de répression envers les Palestiniens. Début 2009, les sondages n’ont-ils
pas montré que la population juive d’Israël estimait à une
très large majorité qu’il fallait poursuivre les bombardements sur Gaza
au moment où le gouvernement de Tzipi Livni estimait que la guerre perdue
devait trouver un terme ?
Plus largement, ces échecs sont ceux des Etats
occidentaux qui, dans leur tentative de soumettre tout le Moyen-Orient à la
domination d’Israël et donc à la leur, n’ont pas réussi à
désarmer ni à contenir les insurrections palestinienne, libanaise, irakienne ou
afghane. Au contraire la résistance se trouve aujourd’hui renforcée par la
constitution d’un axe moyen-oriental unissant l’Iran, la Syrie, le Liban et
maintenant la Turquie. Et
une nouvelle déconvenue attend les armées impérialo-sionistes si jamais elles
osaient s’en prendre au peuple iranien au nom de la lutte contre la
prolifération nucléaire. Mais cette justification guerrière, la même qui avait
été utilisée pour envahir l’Irak…, ne doit tromper personne, car s’il devait y
avoir désarmement nucléaire il devrait commencer d’abord par les Etats-Unis, Israël
et leurs alliés occidentaux.
Rim Banna, chanteuse palestinienne : "mon arme, c’est ma voix"
Le Comité Action Palestine œuvre pour la réalisation des
droits nationaux du peuple palestinien, c’est-à-dire la libération de la terre
arabe de Palestine. Il réaffirme les quatre principes suivants
:
. La condamnation du sionisme comme mouvement politique
colonialiste et raciste. . Le soutien inconditionnel à la résistance du peuple palestinien et à son
combat pour son auto-détermination et son indépendance nationale. . La reconnaissance du droit inaliénable au retour de tous les réfugiés chez
eux. . La libération de tous les résistants emprisonnés.
14 mai 1948, création de l’Etat d’Israël : la grande catastrophe pour le
peuple palestinien
Par Comité Action Palestine 2/3
...suite :
La catastrophe continue aujourd’hui. Le vol de la
terre se poursuit, et l’épuration ethnique est partout à l’œuvre,
principalement à al-Quds (Jérusalem), dans le Naqab et la vallée du Jourdain.
La répression est quotidienne. Chaque jour, plusieurs dizaines de Palestiniens
sont kidnappés et torturés. Il y a déjà 11000 prisonniers palestiniens dans les
geôles israéliennes. Outre l’apartheid qu’ils subissent
quotidiennement, la pression s’accentue aussi sur les Palestiniens de 48 (ceux
qui sont restés chez eux lors de la création de l’Etat sioniste
en 1948). Plusieurs villages ont été détruits et des responsables politiques
sont menacés d’expulsion. Même si les difficultés sont énormes, même si Israël
est l’un des Etats les mieux armés du monde
même s’il a toujours été soutenu par les puissances
occidentales (Angleterre, France puis Etats-Unis, Europe), la résistance
palestinienne a réussi à contrecarrer la volonté expansionniste d’Israël.
L’évacuation de
Gaza en 2005, si elle fut présentée par les dirigeants criminels
d’Israël comme un retrait tactique, n’en constitue pas moins
pour eux un échec. En effet, ce territoire était devenu ingérable pour les sionistes
en raison de l’intensité et de la pugnacité de la résistance du peuple
palestinien. Le processus d’expansion d’Israël qui a culminé
avec l’occupation de toute la
Palestine en 1967, du Golan syrien et du
Sinaï égyptien, a poursuivi son recul avec la libération de Gaza.
Et ce n’est pas la seule défaite encaissée par les sionistes
dans la région. Car depuis 2000, l’armée des colonisateurs juifs va de déboires
en déconfitures. Il y a vingt ans l’armée coloniale a dû se retirer du
Sud-Liban face à la détermination de la résistance libanaise organisée par le
Hezbollah. En 2006, la résistance libanaise a une nouvelle fois fait plier
l’armée. Le mythe de l’invincibilité de l’Etat sioniste a volé
en éclats, malgré les discours éculés des médias occidentaux qui s’ingénient à
nous présenter Israël comme un agent de la paix régionale et
les résistants islamistes comme des terroristes
La soi-disant paix, toujours promise, jamais
réalisée en raison de la nature guerrière et coloniale de l’Etat israélien, ne
fait plus recette en Palestine où en 2006, le Hamas fut élu
aux plus hautes fonctions dans le but de continuer la lutte de libération
nationale. Ces élections constituèrent aussi une amère défaite politique pour
l’Etat terroriste d’Israël qui comptait sur une autorité
palestinienne conciliante, inféodée, pour mener à bien sa politique coloniale.
En juin 2007, la victoire du Hamas fut parachevée à
Gaza après la défaite militaire infligée aux franges
collaboratrices du Fatah qui avaient manigancé avec Israël et
les Etats-Unis un plan pour renverser le nouveau pouvoir islamiste. La bataille
de Gaza, engagée en décembre 2008 pour détruire le Hamas et la
résistance palestinienne, s’est soldée par un nouvel échec puisque l’offensive
n’a atteint aucun de ses objectifs militaires et politiques.